Aujourd'hui, chez moi, c'est Noël.
L'Homme-Que-J'aime m'a offert un voyage à la Jamaïque pour Noël. Contrainte de travail oblige, impossible de partir la semaine avant Noël, ni celle suivant le Jour de l'An. Résultat : départ le 24 décembre, à 6 heures du mat'.
Il était de mise de consulter les Trois Filles avant de réserver ; c'est la première fois que je ne serai pas avec elles pour traverser la nuit de Noël et célébrer le solstice, ce tant attendu retour vers la lumière. Il a été incroyablement facile d'obtenir leur bénédiction ; les Trois Filles, sachant que maman hait l'hiver, d'un, et que maman, malgré ses 46 ans, n'a voyagé qu'une seule fois déjà (là, on exclut les millions de déplacements pancanadiens requis par le travail), de deux, sont heureuses pour moi, et adorent l'idée que je vais célébrer le solstice en plein soleil, les pieds dans le sable. Fille Cadette se retrouve avec la maison en bonus : elle pourra y recevoir tous ses amis le soir prévu de leur party -- plus d'espace, moins de contraintes liées au bruit. Un congélo plein. Et Lily pourra rester à la maison plutôt que... je ne sais même pas où, au fond -- ça existe, des chenils pour chats fous ?
Alors ce soir, chez moi, c'est la nuit de Noël, que je célébrerai avec l'Homme-que-J'aime, les Trois Filles, le boyfriend de l'une et son Epipen, ainsi qu'avec le Papa-des-Trois-Filles et sa blonde Jessica. Idée de l'Homme-que-J'aime, d'inviter le Papa-des-Trois-Filles, et qui leur a beaucoup plu, à toutes les trois. (Ma mère, si elle était vivante encore, flipperait !) Manquera juste Pupuce, mon frérot, exilé à Vancouver par amour. C'est un beau rassemblement familial, non ?
Orgie de popotte donc depuis hier. Je suis déchaînée. Côté mets principal, je la joue facile : fondue chinoise au menu, ce qui permet d'ajouter des convives à la dernière minute si nécessaire et de s'amuser avec toutes sortes de saveur. Y aura même du kangourou sur la table -- je savais pas du tout qu'il en poussait au Québec, du kangourou. Il est où, le champ ? L'hiver, doit-on leur mettre des petits manteau de laine à carreaux, comme les caniches ?
C'est avec les entrées et les desserts que je m'éclate ; Noël, c'est l'excuse parfaite pour me foutre des consignes des nutrionnistes (un n ? 2 n ? les deux font bizarre...) et de m'amuser avec mes casseroles et tasses à mesurer. Je ferai plus de kilomètres à pied sur la plage la semaine prochaine, c'est tout. Alors gâteau ganache noire et dulce leche, tourte chocolat noir et bleuets, servie sur sauce à l'érable et petit gâteaux poivre Schechuan et ...chocolat noir seront sur la table. (Oui je sais, la ligne directrice est pas mal évidente. Je fais avec mes amours, qui ont tous une prédilection avouée pour le chocolat noir 70 % et +.)
Ce matin, café à la main et yeux pochés, je lisais le billet du jour de Marie-Josée, et j'ai failli applaudir, toute seule devant mon écran, tellement je suis d'accord avec elle. Hier soir, après avoir jasé avec les Trois Filles et leur Papa, assise au salon devant un bon feu, collée sur l'Homme-que-J'aime, un verre de scotch et Lily tout près, j'ai senti monter en moi une profonde gratitude. La vie me donne beaucoup, chaque jour, depuis que l'Homme-que-J'aime est entré dans ma vie.
Je ne vois pas le bonheur comme une pièce continue sans intermède ni pub ; pour moi, le bonheur, c'est une mosaïque de beaux petits instants. Il faut se reculer un peu pour voir l'ensemble de la charmante courtepointe qu'ils forment, et en ressentir toute la chaleur et la beauté.
Hier soir, j'étais heureuse. Ce matin encore, et aujourd'hui sera une journée superbe.
Sur ce... je file à la cuisine !
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Bon... on respire. L-E-N-T-E-M-E-N-T. Wéla. On se sent mieux?
RépondreSupprimerNah... la dépendance aux blogues n'est pas encore reconnue dans le grand dictionnaire des maladies mentales, mais j'y travaille fort!
Et puis tu sais, pas besoin d'écrire tous les jours. Juste des fois. :-)
Vous savez que c'est un dommage collatéral de l'hiver, ça?
RépondreSupprimerVoui,voui. Entourée de toute cette neige, on apprécie notre intérieur, on se colle sur notre homme, on prend le temps de jaser avec nos jeunes et on laisse le porto s'infiltrer dans tous nos neurones... Le ronronnant plaisir de ralentir et de lâcher prise.
Et voilà un bel instant de vie!