Dans quelques heures, je serai je ne sais pas trop à combien de pieds -- de mètres ! -- dans les airs.
Départ pour la Jamaïque cette nuit. Je n'y pensais pas trop avant ce matin, mais là, j'y suis. Fille que je suis, et distraite que je suis, aussi, ce matin au réveil je me suis fait une liste des choses à régler. J'aime bien faire des listes ; ça me rassure, et ça me donne l'impression d'être incroyablement efficace chaque fois que je biffe une entrée.
Le frigo est presque vide -- ça faisait partie des choses à faire : manger les restants, jeter ce qui ne survivrait pas jusqu'à demain, question de ne pas refiler involontairement une intoxication alimentaire à l'une ou l'autre des Trois Filles. Au congélo, tout est clairement identifié : avec ou sans noix.
Les valises sont faites ; je voyage normalement avec très peu de trucs, mais là, suis excitée, et puis des vêtements d'été, ça ne pèse rien et ça occupe très peu d'espace. Je suis prête à parier que je n'utiliserai que ce qu'il y a la surface de la valise, et que les strates du dessous y resteront, sans être portées, ni même touchées.
Le plus emmerdant, ça a été d'expliquer le fonctionnement du système d'alarme aux Trois Filles, qui s'en étaient peu soucié jusqu'à maintenant. Je m'y suis fait depuis un bon moment, mais elles, elles vont devoir apprendre.
C'est une drôle de chose, ce système d'alarme. Je m'en suis toujours très bien passé, moi qui dormais jusqu'à récemment toutes fenêtres ouvertes l'été, même au rez-de-chaussée. Il m'arrivait même fréquemment d'omettre par distraction de verrouiller les portes. Je ne possède que très peu de bidules, et rien qui soit in, hi tech, ou dispendieux. Pas de bijoux non plus. Dans la maison, trois pièces sont entièrement vides, et Le Frisé est parti en emportant tout ce qui est de près ou de loin électronique ou raffiné.
Mais L'Homme-que-J'aime conduit une Princesse -- c'est-à-dire une voiture sport européenne. Je lui ai collé le surnom de La Princesse le jour où je l'ai vue refuser frileusement de grimper une micro pente enneigée, alors que ma Toyota bas de gamme sans climato et sans vitres électriques passe à peu près n'importe où. La petite précieuse, elle, bien que charmante et ronronnante, dérape et s'embourbe partout, pneu d'hiver ou pas.
La Princesse trône donc souvent dans mon entrée d'auto, et depuis, laisser la maison vide me stresse. C'est con ; je sais bien, moi, qu'il n'y a rien de plus dans la maison -- mais de dehors, c'est pas évident.
J'utilisais très peu le système d'alarme, jusqu'à ce qu'une copine me fasse remarquer, narquoise, que je payais chaque mois pour le service d'une centrale, alors que je n'activais jamais le truc en question lorsque je quittais la maison. Depuis, je m'en sers, question de principe et de logique financière... mais j'en suis par le fait devenue accro, et ça m'énerve malgré moi.
Et une névrose de plus, tiens !
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Tes expressions "le frisé" "la Princesse" sont à se rouler par terre.
RépondreSupprimerIl est chouette ton blog. C'est une belle découverte. J'y suis arrivé par la porte de derrière après avoir épluché le carnet de Patio Chroniques que je trouve bien sympathique.
à bientôt, j'y reviendrai
Marika